Qui aurait cru que Bojack Horseman, un cheval alcoolique, misanthrope, lâche, antipathique, menteur, irresponsable, pervers, narcissique et (surtout) ancienne star de sitcom des années 90 nous en dise autant sur l’être humain dans toute sa splendeur (et sa noirceur).

Attention à ne pas se fier aux graphismes cartoon quelques peu déconcertants de prime abord, ce dessin animé n’est pas à mettre entre toutes les mains. Politiquement incorrect et sans aucun tabou, il n’hésite pas à traiter sans encombre de sujets complexes et adultes (dépendance, auto-destruction, deuil, maladie, etc…) à travers des personnages attachants et beaucoup plus profonds qu’ils n’y paraissent au premier abord (on y croisera par exemple Mr. Peanutbutter -un chien jaune ou Princess Carolyn – un chat persan rose).

Pour autant, Bojack Horseman n’oublie pas non plus d’être drôle et piquant (notamment dans sa chronique acerbe du petit monde du cinéma et du divertissement), fou (certains épisodes poussent vraiment très loin les curseurs du n’importe quoi), souvent absurde et parfois poétique (l’épisode 4 de la saison 3 « Comme un poisson hors de l’eau » restera d’anthologie).

A consommer sans modération tellement les épisodes de 25 minutes s’enchainent naturellement.