La première fois que j’ai regardé Lawrence d’Arabie, c’était il y a au moins 15 ans.
Je l’ai revu il y a quelques semaines. Je ne me rappelais plus du tout de ce lieutenant britannique cultivé et lunaire (Peter O’Toole, impeccable), de cet underdog qui pour punition se retrouve envoyé dans le desert. Quelle transformation, quelle sublimation pour lui qui se transforme peu à peu en homme des sables.

Les paysages sont sublimes, tout en courbe et ocre. La musique, de Maurice Jarre, ensorcelante.
La réalisation de David Lean est classique mais très maitrisée, juste assez sobre pour laisser la place aux paysages, aux personnages, à l’aventure. Le cadrage est parfait, ni trop près, ni trop loin, on est toujours à la bonne distance de la scène qui se joue. C’est un film horizontale et large (surement à cause du désert qui lui sert de cadre).

55 ans après, Lawrence d’Arabie reste sublime et magique à regarder.
On se laisse embarquer et on aimerait ne jamais les quitter ces bédouins, suivre leurs aventures encore et encore à travers les dunes.