Peau d’âne, c’est avant tout un conte de fée sous LSD.
On y trouve une Catherine Deneuve sublime et Jean Marais en roi immoral incestueux.

On est très proche d’un Walt Disney années 70. Couleurs vives (il y a quand même des chevaux peints en rouge), personnages et costumes caricaturaux, décors excessifs (le trône en chat-peluche est assez improbable), animaux de toutes sortes, chansons omniprésentes (les musiques de Michel Legrand sont toujours aussi réussies).

Ca ressemble parfois à un long trip hallucinatoire (la préparation chantée du cake d’amour est magique) ou à un tableau surréaliste (il faut avoir vu une fois dans sa vie l’arrivée d’une fée en hélicoptère pour comprendre). Il y a des moments de grâce (les courses de Peau d’Ane au ralenti sont assez féériques) et le tout a un charme suranné qui ne peut laisser personne indifférent.

Juste parfait pour un lendemain de Noël.